Municipales 2014 : la bizarrerie de ces votants blanc

Parmi les résultats du 1er tour, un pourcentage pose question : le vote blanc dans les villes ne présentant qu’une seule liste.

« La démocratie, c’est la moitié des cons plus un », disait le fin Philippe Bouvard. Les électeurs, des cons ? Si on parle de ceux qui n’ont pas pu se déplacer voter dimanche dernier parce qu’ils avaient piscine, signant pour l’occasion un taux d’abstention honteux et record (38,72% au niveau national), c’est peut-être un poil sévère. M’enfin bon, puisque Bouvard insiste…

Il faudrait en revanche trouver un autre qualificatif pour désigner certains votants blanc (qui se déplacent, eux), au comportement électoral… étrange. Pour ne pas dire paradoxal. Dans le département des Côtes-d’Armor par exemple, le taux de votes blancs (ou nuls) ne dépasse pas les 8% dans une très grande majorité de villes. Mais il explose dans quelques communes de plus de 1 000 habitants : Bourseul (22,75%), Fréhel (26,91%), Hénansal (29,37%), Caulnes (29,44%), Lanrodec (32,65%), Corseul (32,71%), Pluduno (34,41%), Plumieux (36,57%)…

Leur point commun ? Une seule liste était présentée : celle de l’élu sortant. Exemple à Caulnes avec Jean-Louis Chalois. Quelques jours avant de partir pour une 7ème campagne, en tant que maire ou conseiller, il avouait en souriant que c’était la campagne « la plus cool » qu’il allait vivre. « Il n’y a pas de surprise à attendre. Un tour et c’est réglé. Mais on sent, chez les gens, qu’il y a un manque pour la vie démocratique qui va se traduire par de l’absentéisme. »

Dans un bureau de votes dans les Côtes-d'Armor.

Dans un bureau de votes des Côtes-d’Armor.

 

Bien vu. Mais l’élu ne s’imaginait certainement pas que, sur les 1 165 votants, 343 d’entre eux ont préféré glisser une enveloppe vide dans l’urne (ou, moins probable, un bulletin raturé, déchiré, ou même plusieurs bulletins… Quelle idée !). Un signe évident de défiance envers l’équipe municipale en place. Un signe plus fort encore que le « je m’en foutisme » de l’absentéiste.

D’où cette question qui taraude tous les courageux arrivés jusqu’ici : pourquoi diable n’avoir pas présenté une autre liste pour répondre à ce « manque démocratique » ? Loïc Joly, maire de Languenan, palme du département avec… 42,20% de votants blancs, ne sait « pas trop pourquoi » il n’a pas été concurrencé à sa réélection.

« Se présenter, c’est compliqué. » Sous entendu, se lancer dans la vie municipale est un engagement conséquent. « Je ne suis pas là pour pousser d’autres candidats à se présenter, rappelle-t-il à juste titre. Mais heureusement qu’on s’est présenté, sinon Languenan risquait d’être rattachée à une autre commune. » Comme ce qui pourrait arriver dans cinq communes de France, privées de candidats.

Alors Messieurs-Dames les votants blancs, en 2020, vous saurez quoi faire. Faites pas les cons.

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