L’Empereur Murdoch perd du terrain

Le magnat vient de perdre, deux symboles de son empire médiatique : MySpace et News of the World. 

Qu’ont en commun le Sun, le Times (journaux anglais), Fox News (chaîne de la télévision), le Wall Street Journal, le New York Post (journaux américains) et bien d’autres encore ? Ils appartiennent tous à la toute puissante News Corporation. Au sommet de cet empire familial, un homme : Rupert Murdoch.

Aussi impressionnant soit-il, le groupe écorne sa prestigieuse image ces derniers jours. Murdoch a tout d’abord perdu une bataille sur le net : celle des réseaux sociaux. Acquis en 2005, le réseau MySpace, qui était la crème de la crème  à l’époque, a finalement été balayé par l’empire Facebook, qui règne désormais haut la main. La preuve par les chiffres. Tandis que MySpace compte une centaine de millions d’utilisateurs, FB en recense… sept fois plus ! Lassé, l’australien Murdoch a décidé de revendre son bien pour 35 millions de dollars. Somme conséquente en soi mais dérisoire par rapport à la somme d’achat : 580 millions de dollars ! Perte de valeur astronomique. Le désaveux est d’autant plus grand que Murdoch avait fixé un prix minimum de rachat à 100 millions.

Quelques jours plus tard, seconde onde de choc. Le magnat décide de stopper la publication du News of the World. La perte de ce tabloïd anglais est hautement symbolique car il était l’un des plus rentables de News Corp. Avec 7,5 millions de lecteurs dans le monde, il était l’un des plus lus. Mieux encore, au Royaume-Uni, ses 2,5 millions de fidèles faisaient de lui le plus prisé dans le pays. Fondé en 1843, News of the World passait presque pour une institution anglaise. Seulement, ce journal-poubelle, friand de scoops et de sensationnel en a trop fait. Le scandale d’écoutes téléphoniques a explosé au grand jour en 2007. Les stars, les politiques, les soldats d’Afghanistan… NOTW ne faisait pas plus dans la dentelle que dans la déontologie.

Mais l’affaire a pris une toute autre tournure, la semaine dernière, puisqu’elle vient entacher David Cameron, le premier ministre anglais. Andy Coulson, son ancien ministre de la communication et, ancien directeur de publication du journal, vient d’être arrêté par la police car il était à la tête du journal à l’époque des écoutes.

Devant cette déferlante, Rupert Murdoch a préféré lâcher la patate chaude.

Malgré cette période noire pour l’empire News Corp, Murdoch a encore de quoi vivre et peut compenser le manque à gagner via les centaines de médias qu’il contrôle. Surtout, il est une règle bien connue de tous : lorsque l’empire est attaqué, il contre-attaque… Ou, à défaut, il rebondit.

A voir : infographie sur l’empire Murdoch.

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